dimanche 15 février 2009
Des expérimentations sur l’intérêt du test de dépistage rapide VIH ont débuté en France depuis le début de l’année.
Elles ont été autorisées par la Ministre de la santé Roselyne BACHELOT et sont conduites par l’Agence Nationale de la Recherche sur le Sida (ANRS) et l’association AIDES.
Actuellement un test de dépistage ne peut être réalisé que par un professionnel de la santé, médecin ou para-médical. Or cette pratique restrictive montre aujourd’hui ses limites. En effet, alors que 5 millions de tests sont réalisés chaque année en France, 36000 personnes ne connaissent pas leur séropositivité !
D’où l’idée de la mise en place de ce test rapide. Pratiqué par des bénévoles de l’association AIDES, dans un contexte considéré comme moins hostile par les hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes, on espère ainsi améliorer le dépistage en touchant des populations qui n’y ont pas recourt.
Une piqure au bout du doigt et le résultat est connu une demi-heure après. La personne dépistée bénéficiera, bien entendu, d’une écoute, de conseils et d’un soutien.

L’expérimentation, prévue sur une durée de 2 ans, débutera dans la ville de Montpellier puis Lille, Bordeaux et Paris. Au total un milliers de tests rapides seront réalisés.
Les résulats seront transmis aux autorités sanitaires. Si les conclusions sont encourageantes, seul un assouplissemant de la législation permettra de généraliser ce test rapide. Et par conséquent, on l’espère, d’améliorer le dépistage.