samedi 20 octobre 2007
Le risque de transmettre le VIH à son enfant lors d’une grossesse est passé de 20%, sans traitement, à moins de 5%. Autant insister sur la nécessité de préparer ce projet et de se faire suivre durant les 9 mois par une équipe spécialisée.
Sauf en cas de moments difficiles de la maladie, on peut avoir un enfant. Le problème est de se protéger entre partenaires et de protéger le futur bébé.
Il est important d’utiliser le préservatif quand un des 2 partenaires est séroposif, et même les 2, pour éviter des recontaminations avec des virus plus résistants.
Il faut parler de ce projet d’enfant à votre médecin qui vous orientera vers une équipe spécialisée car la technique de procréation ne sera pas la même selon que c’est la future Maman qui est séropositive ou le Papa ou bien les deux.
Par exemple, si l’homme est séronégatif, une insémination artificielle avec son sperme est facile. Elle évite juste un rapport non protégé. Dans les autres cas, les techniques sont plus compliquées mais des possibilités existent.
La transmission de la mère à l’enfant se fait surtout durant le 3ème trimestre de la grossesse et pendant l’accouchement. Un traitement doit être pris pendant les 9 mois ou une partie. On pourra aussi proposer une césarienne.
L’allaitement du bébé est déconseillé.
L’enfant va naitre séropositif de toute façon. Il deviendra séronégatif ou restera séropositif. C’est le seul cas où l’on peut devenir séronégatif. Sinon on ne redevient jamais séronégatif lorsque l’on est séropositif. L’enfant sera suivi pendant au moins 2 ans, date à laquelle l’on pourra affirmer définitivement sa séronégativité.
EH