mercredi 8 octobre 2008, par
25 ans après Jean Dausset, deux Français, les Prs Luc Montagnier et Françoise Barre Sinousi viennent de se voir décerner le prix Nobel de médecine pour leur découverte du virus du sida en 1983 à l’Institut Pasteur.
Le prix Nobel de Médecine et de physiologie récompense cette année, d’une part, les Français Françoise Barré-Sinoussi et Luc Montagnier pour la découverte du VIH, d’autre part, l’Allemand Harald zur Hausen qui a montré la responsabilité de papillomavirus (HPV) dans le cancer du col de l’utérus.
Après la description d’un nouveau syndrome immunodéficitaire en 1981, on s’est attelé à la recherche de l’agent causal.
Françoise Barré-Sinoussi, Luc Montagnier et leurs collaborateurs ont cultivé des cellules ganglionnaires provenant de patients ayant des adénopathies caractéristiques d’un stade précoce de déficit immunitaire acquis. Ils ont détecté l’activité d’une reverse transcriptase rétrovirale, signe indirect de réplication rétrovirale. Ils ont observé des particules rétrovirales bourgeonnant à partir de cellules infectées. Le virus isolé infectait et tuait les lymphocytes provenant à la fois de malades et de sujets sains. A la différence des autres rétrovirus déjà connus, celui-là ne provoquait pas de croissance cellulaire incontrôlée. Il nécessitait une activation cellulaire pour sa réplication et médiait la fusion de cellules T. Ce qui expliquait en partie comment le VIH altère le système immunitaire. En 1984, Françoise Barré-Sinoussi et Luc Montagnier avaient obtenu plusieurs isolats du nouveau rétrovirus humain qu’il identifièrent comme un lentivirus× à partir de sujets infectés par voie sexuelle, d’hémophiles, à partir de cas de transmission mère-enfant et de patients transfusés.
Dr EMMANUEL DE VIEL
Quotimed.com, le 06/10/2008